Sourire de la Vie
Le Jardin du monde des mortels ne fleurit que pour un temps et le jour est venu pour nous, en ce lieu, de rendre un ultime hommage à Meg, personne adorable qu’elle était et qu’elle est.
J'ose parler au présent car, Meg, tu es et resteras dans nos cœurs, jusqu'au moment où nous devrons à notre tour faire ce voyage que tu t’apprêtes à réaliser.
Tous tes amis se joignent à ta famille pour te témoigner amour et respect. Nous te remercions pour ce que tu es, généreuse et attachante. Au fond de notre âme, une vive douleur vient nous arracher un cri strident. Ta disparition fait mal et seul reste l’écho de notre cri.
Meg, tu nous as réunis, ici, une dernière fois. A cet instant, c'est un peu de nous qui s'éteint avec toi tant tu fais partie de notre vie. Du plus lointain de nos souvenirs, tu affichais déjà cette sympathie et cette douceur qui te caractérisent si bien. Au sein de ton entourage familial, amical, associatif et sportif, j'en suis sûr, chacun peut témoigner de ta belle simplicité et de ta formidable gentillesse.
Sincère, authentique, souriante, battante, Meg ne se plaignait jamais malgré ses souffrances. Elle ne voulait pas être un fardeau ni pour sa sœur, ni pour sa maman, ni pour autrui. Au contraire, elle s’effaçait devant les soucis, les contraintes et problèmes des autres. Toujours serviable et disponible au-delà d’un départ dans la vie difficile.
Meg et Jane ont été accueillies dans un orphelinat chez Mère Teresa à Calcutta en Inde puis Véronique, leur maman médecin, les a prises sous son aile pour leur apporter en Suisse soins et amour. Entre les deux sœurs, les chemins de la vie se sont séparés, avec des hauts et des bas, parfois des incompréhensions mais au fond un immense et puissant amour qui leur a permis de mieux se retrouver et de se confier l’une à l’autre. Meg, c’était la mémoire de la famille et ce lien indéfectible entre chacune et chacun.
Elle était également active : la pétanque, la boccia, le club des fauteuils roulants du Valais, et j’en oublie. Elle adorait particulièrement les petits plaisirs de la vie de tous les jours. Sortir pour aller prendre un verre, un café chez « Zen » à Sion, faire un tour en ville, des courses simples, se rendre au domaine des îles, endroit où tous les sédunois et valaisans aiment flâner et se retrouver. Son bonheur était fait de ces petites choses du quotidien qui la réjouissaient et dont nous-mêmes nous en oublions parfois toute la finalité !
Dans tous ces lieux fréquentés, autant de personnes rencontrées qui, émues, te saluent très affectueusement. Si du poids de ton corps tu t’es maintenant allégée, tu n’en restes pas moins à nos côtés ! Aussi, que la caresse du vent, une étoile filante, un rayon de soleil soient les anges qui te porteront éternellement.
Quand un proche nous quitte, la vie paraît si fragile et si injuste. Mais, mourir n’est point disparaître, c’est renaître dans un monde plus beau. La mort n'est pas l'obscurité. C'est une lampe qui s'éteint car le jour se lève.
Oui, le jour se lève et Meg nous dirait :
« Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours. Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné. Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait. N’employez pas un ton différent. Ne prenez pas un air solennel ou triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Priez ou ne priez pas, souriez, pensez à moi.
Pourquoi serais-je hors de votre vue ? Pourquoi serais-je hors de vos pensées ? Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin ! »
En tout cas, celle ou celui qui t’a connue gardera toujours en mémoire ta formidable présence. Nous pensons à toi, très fort ! Au plus profond de nous, à jamais tu es et seras !
Chers tous, même si l’émotion nous étreint, ne pleurons pas d’avoir perdu Meg. Au contraire, réjouissons-nous fièrement de l’avoir connue !
Dom